samedi 24 novembre 2012

Communiqué de RESF

INTRAITABLE AVEC  LES FAIBLES, C’EST ÇA, LE CHANGEMENT ?


Neriton, 13 ans, est en 4ème au collège de Culoz, mais il est aussi médiateur scolaire, délégué du foyer et « le meilleur élève de sa classe », disent ses professeurs. Getuart, 8 ans, est en CE 1, il parle bien mieux le français que l’albanais, la langue d’un Kosovo qu’il a quitté il y a à peine plus de deux ans, au printemps 2010. Leurs parents Refki et Fatmire sont assignés à résidence, traduisez enfermés avec leurs enfants dans un hôtel loin de leurs amis et famille dans l’attente d’une expulsion qui pour l’instant n’a pas eu lieu. Les enfants ne sont donc plus scolarisés. 

Ils ont failli partir ce lundi 19 novembre mais l'avion Lyon-Pristina avait du retard, la correspondance devenait impossible, le vol a été annulé. Ils ont attendu quelques heures dans les locaux de la PAF. Un enseignant du Collège de Culoz qui voulait leur dire au revoir n'a pas été autorisé à les voir. Ils ont été ramenés sur leur lieu d’assignation à Saint Genis Pouilly, à deux pas de la frontière suisse, après avoir été emmenés ce matin à l'aéroport de Lyon Satolas (coût du transport en taxi : 300 euros aller, 300 euros retour).

Pourquoi expulser cette famille ? 

Leur père, Refki, a une promesse d’embauche comme « aide-maçon », un métier où les candidats ne se bousculent pas au portillon. Leurs quatre oncles, ainsi que leurs grands-parents, vivent en France et ils ont même acquis la nationalité française pour trois d’entre d’eux, et créé leurs entreprises pour deux autres. Bref, le tableau idéal d’une intégration réussie… 

Dimanche soir une trentaine de personnes venues de Culoz ont défilé depuis l'hôtel jusqu'au centre de Saint Genis Pouilly, avec banderoles et tambours. Cette manif dans la campagne en pleine nuit, puis dans une ville presque vide, même devant l'hôtel de ville, avait quelque chose d'irréel. La famille était avec les manifestants, la mère effondrée et épuisée, le père digne et silencieux, les deux garçons jouant et courant comme deux pré-ados, plaisantant en français, tapant sur les tambours. Le soir, ils ont dit au revoir à leurs amis avec une certaine gravité.

Mais pourquoi ont-ils accepté de se rendre dans cet hôtel, autrement dit de se jeter dans la gueule du loup (comme le pensait leur avocate), puis de se laisser transporter à l'aéroport ? Les enseignants de Culoz en ont longuement parlé avec eux. Les Pacarizi ne voulaient pas entrer dans la clandestinité, ni être redevables de leur survie quotidienne à qui que ce soit, pas même leur famille, ils ne pouvaient pas comprendre que la France aille jusqu'au bout de sa volonté d'expulsion... Et puis, ils avaient peur des risques que la préfecture n'avait pas manqué de leur faire connaître: 3 ans de prison et 10 ans d'interdiction du territoire ! La CIMADE nous a confirmé que ces peines étaient prononcées en ce moment contre ceux qui s'opposent à leur expulsion. Comme leur famille est en France, l'idée de ne plus pouvoir leur rendre visite pendant dix ans les paralyse.

Mais ils sont toujours là. Et c’est nous l’espérons une ultime chance car nous sommes nombreux autour de cette famille, profs, parents, amis et inconnus, simples citoyens qui ne supportent pas qu’on traite des êtres humains comme des pions.




Ce papa d’une petite fille de 7 ans née en France a été arrêté
le lundi 19 novembre 2012 

Né en Arménie, il est arrivé en France en 2004. Sa femme, née en Azerbaïdjan, l’y a rejoint début 2005. Lili-Amali, leur fille, est née en 2005 en France et elle est scolarisée depuis 2008. Elle est actuellement en CE1 à l’école Jules Vallès de St Fons .

Elle a été parrainée en mairie du 3ème arrondissement de Lyon en 2009.

Monsieur et madame Sarkissian parlent couramment français. L’un et l’autre possèdent une promesse d’embauche récente et ferme. Madame travaille également en tant que bénévole au service réfugiés de la Croix Rouge. 

Sergueï est né en Arménie. Jozal est née d’un couple mixte en Azerbaïdjan et est arrivée à l’âge de 2 ans en Russie. 

L’expulsion de Sergueï séparerait inévitablement la famille sans aucune possibilité de se rejoindre puisque madame n’obtiendrait pas l’autorisation d’entrer ni en Arménie ni en Russie. 

En vertu de la convention des Droits des enfants, 

Nous demandons la LIBERATION immédiate de Serguei Sarkissian
 et la régularisation des parents de Lili-Amali.

Monsieur Sarkissian est en France depuis 8 ans, sa fille est née en France et scolarisée depuis son plus jeune âge. Si une circulaire paraît, on peut espérer qu’ils feraient partie des gens régularisés, alors pourquoi démembrer cette famille en expulsant le père ?

Pour tenter de sortir Monsieur Sarkissian de rétention, pour empêcher l’expulsion de Neriton et Guetuard, nous avons besoin de votre aide à tous. Il faut écrire aux responsables locaux mais aussi à ceux qui, à l’échelle du pays, prennent la responsabilité de tels actes.

Merci de signer la pétition (dont le texte est ci-dessus) http://resf.info/P2443

Merci d’écrire au préfet du Rhône

à son directeur de cabinet
dircab.pref69@rhone.pref.gouv.fr fax : 04 78 60 15 46

au député de la circonscription Yves Blein : yblein@assemblee-nationale.fr, facebook ou contacter mon secretariat provisoire au 01 40 63 67 33 , sinon à la Mairie de Feyzin 69320 Feyzin
Téléphone : 04 72 21 46 00

A la sénatrice du Rhône Christiane Demontès, maire de Saint Fons : 

Permanence parlementaire : 16 rue Pasteur 69190 Saint-Fons 
Tél : 04 78 95 04 00 Fax : 04 78 62 29 57



A l'Elysée :
Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr
Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr
Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr
Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr
Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

A l'Intérieur :
Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

jeudi 22 novembre 2012

Film sur le squat de Pacé

Un petit film sur Pacé (agglomération de Rennes), la réquisition de nos camarades du DAL35 de Rennes sous menace directe d'expulsion de ces 250 habitants...

http://www.tvrennes35bretagne.fr/fr/programme/?id=dubuzzetdbat-37913

Pour plus d'infos,vous pouvez vous connecter sur le blog citoyens des Pacéens qui refusent l'expulsion sans logement.

http://collectifpaceen.monsite-orange.fr/ 

mardi 20 novembre 2012

Angers : Lettre ouverte au Préfet

 
 

Les propos du nouveau préfet nous ont profondément choqués par le mépris à peine dissimulé qui les sous tend, non seulement vis à vis des demandeurs d'asile qui ne seraient que des touristes en goguette profitant et abusant de l'humanisme des préfectures ( !!? ) mais aussi des français jetés à la rue; nous lui répondons par la même voie médiatique qu'il a employé; nous n'avons pas tout relevé de ces propos notamment sur l'abus et le détournement de la procédure prioritaire, de l'illégalité des "obligations à quitter le territoire" qui en sont la conséquence alors même que la Cour européenne de Strasbourg les a condamnées dans un arrêt du 02 février 2012; du refus de discuter sérieusement de la réquisition des immeubles vides comme alternative directement applicable avec la mairie et ses SEM - la sénatrice C. BOUCHOUX a recensé pas moins de 3000 logements vides sur ANGERS -, de l'augmentation du budget "accompagnement", amputé de 64% en 2008... Bref, de toutes ces mesures administratives et financières qui s'opposent à une véritable politique d'accueil.

"Liberté, égalité, fraternité" ; les sans culottes seraient-ils montés à l'assaut des despotismes européens s'ils n'avaient eu une conscience aiguë de la portée universelle de ces mots ?

Puissent les politiques et décideurs de ce pays méditer cette question... 

Ci-dessous : la lettre ouverte 



Angers, le 20 novembre 2012

Lettre ouverte en réponse aux propos de Monsieur le Préfet de Maine et Loire - représentant de
la République, et garant de l’état de droit dans ce département - rapportés par le journal « Le
Courrier de l’Ouest » du 17 novembre 2012 ans un article intitulé « Réfugiés : l’Anjou est trop
attractif ».

Monsieur le Préfet,

La Convention de Genève dont la France est signataire, les Directives Européennes, en
premier lieu la directive 2003/9 dite « accueil » que la France se doit de respecter, le règlement
343/2003 dit « Dublin », dont la France est également signataire, sont parfaitement clairs et
explicites. Les conditions matérielles d’accueil sont des obligations légales, dues à toute
personne en demande d’asile.

Vos propos sur ces profiteurs de nuitées d'hôtel sont choquant à plus d'un titre ; d'abord
et avant tout car c'est précisément votre rôle de représentant de l'Etat de satisfaire ces besoins
élémentaires pour tout être humain.

Ensuite, parce que ces nuitées d'hôtel sont la mauvaise réponse que les préfectures
ont toujours donné à une urgence qui aurait pu être anticipée par une réelle politique
d'accueil .

Troisièmement, ces chambres d'hôtel qui épuisent prématurément le budget d'accueil
pourraient être évitées par une véritable volonté d'accueillir les demandeurs d'asile dans
des appartements adaptés à leurs besoins élémentaires comme de se faire la cuisine, pouvoir
se laver ou dormir à l'abri.

Les demandeurs d'asile, si vous leur demandiez leur avis, vous diraient qu'eux non plus
n 'aiment pas l'hôtel. Cela rend d'autant plus grotesque ces soi-disant coups de téléphone en
Europe et Afrique de l'Est invitant toute la misère du monde dans les hôtels angevins. Cette
façon de considérer les demandeurs d'asile comme des touristes radins a quelque chose
d'insultant pour ces milliers de disparus en Méditerranée tentant de fuir leur pays ! C'est
également faire table rase de l'histoire de l'asile à travers le temps.

Les gens en demande d’asile se retrouvent à la rue, non parce qu’ils seraient trop
nombreux, et menaceraient de provoquer une invasion, comme vos propos tendraient à le
suggérer, mais bien plutôt, parce que les places dévolues à cette fin ont ces dernières années
été fermées en très grand nombre ( réduction de 46 % du budget prévisionnel des
hébergements 2008), par décisions politiques des précédents gouvernements. Décisions, dans
lesquelles, l’actuel ministre de l’intérieur, semble se glisser confortablement.
Les demandeurs d'asile doivent intégrer des dispositifs qui leurs sont propres ; les CADA
et HUDA sont censés les accueillir ; les envoyer vers le 115 en les mettant en concurrence avec
les populations françaises SDF pour des places trop rares ne peut qu'encourager le racisme.

L'asile n'est pas un vain mot ; il répond à une législation précise et à une certaine éthique
politique. C'est un des premiers droits fondamentaux respecté dès le Moyen-âge... Aussi, ici
comme ailleurs, ce sont bien aux représentants du peuple, à ceux qui prétendent gouverner de
mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour respecter les textes de loi.

Les êtres humains ne quittent pas leur environnement familier de gaieté de coeur. Pour la
plupart, ces personnes avaient des situations relativement aisées, voire très confortables, ainsi
que des niveaux d’éducation souvent très élevés. Comment pouvez vous croire ou laisser croire
que les gens de Tchétchénie ou de Somalie viennent après avoir reçu un coup de téléphone
d’Angers, leur disant qu’ici il y a de très confortables hôtels ? Êtes-vous à ce point convaincu
que l'on quitte son pays, sa famille et ses amis juste par plaisir ou par lubie ? C'est une
méconnaissance certaine des situations réelles vécues par ces personnes.

Le gymnase militaire, mis à disposition de 19 personnes est indigne - et la courtoisie
nous oblige à choisir les mots ! Il semblerait, en outre, que le principal trouble de voisinage
serait dû à des voisins bruyants et non à des gens qui ont le tort d’être de couleur différente.
L'ouverture de ce gymnase spartiate répond à un but exprimé par ces mots : ne pas
encourager ce « fameux appel d'air » dont on nous parle sans cesse, comme un leitmotiv
inaudible mais bien pratique quand on n'a rien d'autre à dire.

L’engorgement de l’asile est du à la pression des quotas sur l’Office de « Protection »
des Réfugiés et Apatrides, et non à leur nombre. En effet, les demandeurs ont fui des
persécutions qui auparavant, leur étaient reconnues, et qui maintenant, toujours en raison d’une
effrayante idéologie leur sont déniées. Le résultat est un parcours absolument, « kafkaïen »,
pour parvenir à être protégé. Pourquoi, à la fin des années 80, avec un nombre bien plus
grand de réfugiés, cela ne présentait pas de problème pour les accueillir, et que
maintenant cela serait insoutenable ?

Quant aux autres villes, la situation est identique, sinon pire : il s’agit d’une politique
nationale… Nous le savons et vous le savez aussi !. Rennes, La Roche-sur-Yon, Nantes,
Rouen, Toulouse, toutes ces villes connaissent le même phénomène. Angers n'a pas le
monopole de l'attractivité... Les squats de Rennes menacés d'expulsion regroupent plus de
quatre cent personnes. Un phénomène qui devient problématique davantage encore quand on
continue de réduire drastiquement les places comme c'est le cas sur tout le territoire national.
Quant à votre assimilation du sans logis type à un « vieil alcoolique fatigué », les jeunes
français qui vivent à la rue ne pourront qu'apprécier l'estime dans laquelle vous les tenez...
Il est vrai que nous n'espérions pas grand chose du changement mais de là à envisager
que les situations continueraient à se dégrader, que le nouveau gouvernement poursuivrait le
travail entrepris par ses prédécesseurs, cela nous interpelle.

Les personnes qui viennent jusqu'ici cherchent une seule chose : pouvoir mener une
existence pleine et entière, faire valoir leurs droits humains. C'est à nous d'exprimer haut et fort
la primauté de ces droits sur toute autre considération. Nous ne demandons pas autre chose
que le respect des lois. Sur ce point, vous ne devriez que nous rejoindre.

Le CSSP49

Actualité RESF INFO

L’expulsion des familles est toujours à l’ordre du jour du gouvernement Hollande.
Du jamais vu à Rennes, 5 familles avec enfants scolarisés sont menacés d'expulsion dans les jours à venir !
Et une famille dans l’Ain !
L’Ain : Monsieur et Madame PACARIZI sont originaires du Kosovo qu’ils ont fui au printemps 2010 pour venir en France. Les séquelles de la guerre sont encore bien présentes au Kosovo, et se traduisent par des menaces de mort, des agressions contre des personnes pour leurs activités passées ou supposées pendant la guerre.
Avec l’instauration de pays « sûrs » par le gouvernement Sarkozy, avec la réduction des admissions au droit d’asile, les personnes venant du Kosovo sont toujours déboutés par l’OFPA, office français de protection des réfugiés et apatrides, et la CNDA, cour nationale du droit d'asile. Ce qui a été le cas des époux PACARIZI.
Mais depuis 2010, la famille a construit sa vie dans l’Ain. Les deux enfants sont scolarisés, Neriton a 13 ans, il est en 4ème au collège, Getuart a 8 ans, il est au CE2 à Culoz. 
Ils ont demandé leur régularisation au préfet de l’Ain pour «étranger malade» pour la pathologie de Mme Pacarizi liée aux violences subies au Kosovo et pour «vie privée et familiale» en s'appuyant sur l'intégration exemplaire des enfants et la présence de leur famille à Belley. La famille (frères, soeur et parents) de M. Pacarizi ont fui la guerre et sont en France depuis 1999. Tous ses frères demeurent sur Belley. Ils ont obtenu le statut de réfugiés politiques et la nationalité français pour 3 des 4 frères. Tous les professeurs du collège sauf 1 ont signé une pétition et quasiment tous les enseignants de Neriton et la professeure des écoles de Getuart ont écrit une lettre de soutien à l'attention du Préfet. De nombreux parents ont également écrit une lettre.
Il a refusé cette demande, ne reconnaissant ni les liens familiaux en France ni les problèmes de santé de Mme Pacarizi. Le tribunal administratif a suivi le Préfet.
Le 7 novembre, la PAF, Police de l’Air et des Frontières, a averti la famille qu’elle était placée en assignation à résidence avant expulsion dans les jours qui viennent.
Le 8 novembre, la famille a été placée dans un hôtel en assignation à résidence alors qu’ils avaient un logement !
Mais les repas ne sont pas prévus.
Le gouvernement Hollande et les préfets poursuivent la politique antérieure. Ils n’ont pas le courage de dire que les victimes de la politique de Sarkozy, victimes du refus du droit d’asile, doivent être régularisées. Ils font le choix d’expulser une famille dont toutes les attaches sont ici. En deux mots … le Préfet, qui a des problèmes de logement des demandeurs d'asile, libère des studios dans les foyers pour faire venir d’autres demandeurs qui au bout de 2 ans seront à leur tour déboutés.
Refusons ce choix, nous citoyens au nom de qui le gouvernement décide.     
                                   

Un groupe local soutient cette famille, mais il faut tous s'y mettre en communiquant la nouvelle, en alertant la presse, en interpellant la préfecture de l'Ain par téléphone ( 04 74 32 30 30), par fax (04 74 23 26 56) ou par courrier électronique ( philippe.galli@ain.gouv.fr )
Et/ou téléphoner au service de l'immigration et de l'intégration dont le chef de service est M. Massard : 
04 74 32 59 14 ou 04 74 32 59 12.
 
 
Rennes : Après les familles Balasanov (http://www.educationsansfrontieres.org/article44889.html) et Sélimi (http://www.educationsansfrontieres.org/article43502.html), la Préfecture a fait expulser 3 nouvelles familles du CADA pour les assigner à résidence à l'hôtel Colombier à Rennes :
 
La famille M. (Daghestan). Une femme seule avec 2 fils majeurs, dont 1 scolarisé au lycée Jean Macé.
La famille M.(Arménie). Un couple avec 2 enfants dont 1 scolarisé à l'école maternelle de Bain de Bretagne.
"Cette famille n'ayant plus aucun droit sur le territoire, la scolarisation des enfants n'a pas à être prise en compte, ce débat est purgé !" propos tenus par le représentant de la préfecture lors de l'audience au TA le 2/11 pour la famille M. (Arménie).
La famille Balasanov a quitté l'hôtel. Elle vit maintenant cachée depuis le 24 octobre, date à laquelle le consulat leur a délivré un laissez-passer. Plusieurs élus sont intervenus auprès de la Préfecture, sans succès.
Famille Sélimi : Monsieur Sélimi a réussi à retirer un dossier médical pour une demande de Titre santé. Pas de Rendez vous consulaire car le pays de renvoi a été annulé pour Monsieur.
Famille Bayar : audience au TA le 8 novembre. Mis en délibéré au 22 novembre. Madame Bayar vit seule avec ses 3 jeunes enfants, dont 1 scolarisé à l'école de l'Ille à Rennes, suite à des violences conjugales subies lorsqu'elle était au CADA.
Famille Mutuev (Daghestan) : Femme seule (veuve) avec ses 2 fils majeurs dont 1 scolarisé en classe de seconde au lycée Jean Macé. Audience au TA le 8/11, mis en délibéré le 22/11.
Famille Meloyan (Arménie) : Couple avec 2 enfants dont 1 scolarisé à l'école maternelle de Bain de Bretagne. L'assignation à résidence a été annulé aujourd'hui par le TA, mais la Préfecture a obtenu les laissez-passer...Ils quittent l'hôtel ce soir, mais le risque d'expulsion demeure.

Merci de faxer aux décideurs Valls et Hollande.



Le changement ! Quel changement ?

L'abandon de la politique du chiffre en question...

Sur le terrain, si le discours a changé, les pratiques demeurent.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Expulsions.-Plus-de-politique-du-chiffre...-mais-les-pratiques-restent-les-memes-_39382-2135120_actu.Htm

http://www.liberation.fr/societe/2012/11/20/expulsions-l-avertissement-des-associations-au-gouvernement_861780

mardi 13 novembre 2012

Kronstadt enfin au tribunal! (CALAIS)


En février 2010, SôS Soutien ô Sans-papiers louait un hangar rue de Kronstadt à Calais et l'ouvrait avec les No Border et des soutiens afin que les exilés aient enfin un lieu où se poser, après que Besson ait « nettoyé » la « jungle » à grand renfort de caméras.

Mme Bouchart, maire ump de Calais demandait alors aux forces de l’ordre et de la répression d’intervenir pour que cesse ce scandale et remettre les plus démunis à la rue. Au mépris de tous les principes juridiques internationaux régissant l'asile et au terme d’une procédure bâclée et indigne, elle envoyait sa police à l’attaque du hangar Kronstadt tabasser les militants, casser les portes, voler le matériel tout en bloquant l'accès aux soutiens et aux exilés.

La politique de la terre brûlée à Calais est l'unique réponse donnée à ces réfugiés fuyant nos guerres, nos ventes d'armes, nos dictatures. Harcelés, pourchassés, subissant sans relâche les violences policières, ils sont traités comme un rebut de l'humanité à faire disparaître.

Deux ans et demi après, le tribunal administratif de Lille se décide enfin à juger l’affaire.

SôS Soutien ô Sans-papiers appelle à se rendre à l’audience le 20 novembre 2012 à 9h au tribunal administratif de Lille salle A, 143 rue Jacquemars Giélée.

Pour que cesse les expulsions vers la mort et la politique de la terre brûlée à Calais.

Pour que la violence d’état envers les exilés et la violation des lois élémentaires ne restent pas dans le silence et l’impunité.
Pour une application immédiate de la Convention de Genève et des dispositifs qui en découlent (droit au logement, droit au travail, droit à la santé ).

Fermeture des centre de rétention
Des papiers pour tous et toutes.
Libre-circulation, libre-installation