Quelques échos dans la presse locale :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Expulsion-du-squat-de-Pace.-Il-n-y-aura-aucune-mise-a-la-rue-_40823-2137607------35238-aud_actu.Htm
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Migrants-evacues.-La-prefecture-de-Rennes-fermee-au-public_6346-2137600------35238-aud_actu.Htm
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/27/evacuation-d-un-squat-de-250-migrants-a-pace-pres-de-rennes_1796234_3224.html#xtor=RSS-3208
http://www.liberation.fr/societe/2012/11/27/le-squat-de-pace-evacue-a-l-aube_863285
Une plateforme d'information sur la situation des migrants et des demandeurs d'asile en Maine-et-Loire. Porter un regard critique sur les réalités vécues par les migrants et faire respecter leurs droits.
mardi 27 novembre 2012
samedi 24 novembre 2012
Communiqué de RESF
INTRAITABLE
AVEC LES FAIBLES, C’EST ÇA, LE CHANGEMENT ?
Email : c.demontes.rhone@orange.fr ou c.demontes@senat.fr
Neriton, 13 ans, est en 4ème au
collège de Culoz, mais il est aussi médiateur scolaire, délégué du foyer et «
le meilleur élève de sa classe », disent ses professeurs. Getuart, 8 ans, est
en CE 1, il parle bien mieux le français que l’albanais, la langue d’un Kosovo
qu’il a quitté il y a à peine plus de deux ans, au printemps 2010. Leurs
parents Refki et Fatmire sont assignés à résidence, traduisez enfermés avec
leurs enfants dans un hôtel loin de leurs amis et famille dans l’attente d’une
expulsion qui pour l’instant n’a pas eu lieu. Les enfants ne sont donc plus
scolarisés.
Ils ont failli partir ce lundi 19
novembre mais l'avion Lyon-Pristina avait du retard, la correspondance devenait
impossible, le vol a été annulé. Ils ont attendu quelques heures dans les
locaux de la PAF. Un
enseignant du Collège de Culoz qui voulait leur dire au revoir n'a pas été
autorisé à les voir. Ils ont été ramenés sur leur lieu d’assignation à Saint
Genis Pouilly, à deux pas de la frontière suisse, après avoir été emmenés ce matin
à l'aéroport de Lyon Satolas (coût du transport en taxi : 300 euros aller, 300
euros retour).
Pourquoi expulser cette famille ?
Leur père, Refki, a une promesse
d’embauche comme « aide-maçon », un métier où les candidats ne se bousculent
pas au portillon. Leurs quatre oncles, ainsi que leurs grands-parents, vivent
en France et ils ont même acquis la nationalité française pour trois d’entre
d’eux, et créé leurs entreprises pour deux autres. Bref, le tableau idéal d’une
intégration réussie…
Dimanche soir une trentaine de
personnes venues de Culoz ont défilé depuis l'hôtel jusqu'au centre de Saint
Genis Pouilly, avec banderoles et tambours. Cette manif dans la campagne en
pleine nuit, puis dans une ville presque vide, même devant l'hôtel de ville,
avait quelque chose d'irréel. La famille était avec les manifestants, la mère
effondrée et épuisée, le père digne et silencieux, les deux garçons jouant et
courant comme deux pré-ados, plaisantant en français, tapant sur les tambours.
Le soir, ils ont dit au revoir à leurs amis avec une certaine gravité.
Mais pourquoi ont-ils accepté de se
rendre dans cet hôtel, autrement dit de se jeter dans la gueule du loup (comme
le pensait leur avocate), puis de se laisser transporter à l'aéroport ? Les
enseignants de Culoz en ont longuement parlé avec eux. Les Pacarizi ne
voulaient pas entrer dans la clandestinité, ni être redevables de leur survie
quotidienne à qui que ce soit, pas même leur famille, ils ne pouvaient pas
comprendre que la France aille jusqu'au bout de sa volonté d'expulsion... Et
puis, ils avaient peur des risques que la préfecture n'avait pas manqué de leur
faire connaître: 3 ans de prison et 10 ans d'interdiction du territoire ! La
CIMADE nous a confirmé que ces peines étaient prononcées en ce moment contre
ceux qui s'opposent à leur expulsion. Comme leur famille est en France, l'idée
de ne plus pouvoir leur rendre visite pendant dix ans les paralyse.
Mais ils sont toujours là. Et c’est
nous l’espérons une ultime chance car nous sommes nombreux autour de cette
famille, profs, parents, amis et inconnus, simples citoyens qui ne supportent
pas qu’on traite des êtres humains comme des pions.
Ce papa d’une petite fille de 7
ans née en France a été arrêté
le lundi 19 novembre 2012
Né en
Arménie, il est arrivé en France en 2004. Sa femme, née en
Azerbaïdjan, l’y a rejoint début 2005. Lili-Amali, leur fille, est née en 2005
en France et elle est scolarisée depuis 2008. Elle est actuellement en CE1 à
l’école Jules Vallès de St Fons .
Elle a
été parrainée en mairie du 3ème
arrondissement de Lyon en 2009.
Monsieur
et madame Sarkissian parlent couramment français. L’un et l’autre possèdent une
promesse d’embauche récente et ferme. Madame travaille également en tant que
bénévole au service réfugiés de la Croix Rouge.
Sergueï est né en
Arménie. Jozal est née d’un couple mixte en Azerbaïdjan et est arrivée à l’âge
de 2 ans en Russie.
L’expulsion de Sergueï
séparerait inévitablement la famille sans aucune possibilité de se rejoindre
puisque madame n’obtiendrait pas l’autorisation d’entrer ni en Arménie ni en
Russie.
En
vertu de la convention des Droits des enfants,
Nous demandons la
LIBERATION immédiate de Serguei Sarkissian
et la régularisation des parents de Lili-Amali.
Monsieur Sarkissian est en France depuis 8 ans, sa fille est née
en France et scolarisée depuis son plus jeune âge. Si une circulaire paraît, on
peut espérer qu’ils feraient partie des gens régularisés, alors pourquoi
démembrer cette famille en expulsant le père ?
Pour tenter de sortir Monsieur Sarkissian de rétention, pour empêcher
l’expulsion de Neriton et Guetuard, nous avons besoin de votre aide à tous. Il
faut écrire aux responsables locaux mais aussi à ceux qui, à l’échelle du pays,
prennent la responsabilité de tels actes.
Merci
d’écrire au préfet du Rhône
à son directeur de cabinet
au député de la circonscription Yves
Blein : yblein@assemblee-nationale.fr, facebook ou contacter mon secretariat provisoire au 01 40 63 67 33 ,
sinon à la Mairie de Feyzin 69320 Feyzin
Téléphone : 04 72 21 46 00
A la sénatrice du Rhône Christiane Demontès,
maire de Saint Fons :
Permanence parlementaire : 16 rue
Pasteur 69190 Saint-Fons
Tél : 04 78 95 04 00 Fax : 04 78 62 29 57
Email : c.demontes.rhone@orange.fr ou c.demontes@senat.fr
A l'Elysée :
Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr
Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr
Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr
Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr
Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr
Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr
A l'Intérieur :
Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr
Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr
jeudi 22 novembre 2012
Film sur le squat de Pacé
Un petit film sur Pacé (agglomération de Rennes), la réquisition de nos camarades du DAL35
de Rennes sous menace directe d'expulsion de ces 250 habitants...
http://www.tvrennes35bretagne.fr/fr/programme/?id=dubuzzetdbat-37913
Pour plus d'infos,vous pouvez vous connecter sur le blog citoyens des Pacéens qui refusent l'expulsion sans logement.
http://collectifpaceen.monsite-orange.fr/
Pour plus d'infos,vous pouvez vous connecter sur le blog citoyens des Pacéens qui refusent l'expulsion sans logement.
http://collectifpaceen.monsite-orange.fr/
mardi 20 novembre 2012
Angers : Lettre ouverte au Préfet
Les propos du nouveau
préfet nous ont profondément choqués par le mépris à peine
dissimulé qui les sous tend, non seulement vis à vis des demandeurs
d'asile qui ne seraient que des touristes en goguette profitant et
abusant de l'humanisme des préfectures ( !!? ) mais aussi des
français jetés à la rue; nous lui répondons par la même voie
médiatique qu'il a employé; nous n'avons pas tout relevé de ces
propos notamment sur l'abus et le détournement de la procédure
prioritaire, de l'illégalité des "obligations à quitter le
territoire" qui en sont la conséquence alors même que la Cour
européenne de Strasbourg les a condamnées dans un arrêt du 02
février 2012; du refus de discuter sérieusement de la réquisition
des immeubles vides comme alternative directement applicable avec la
mairie et ses SEM - la sénatrice C. BOUCHOUX a recensé pas moins de
3000 logements vides sur ANGERS -, de l'augmentation du budget
"accompagnement", amputé de 64% en 2008... Bref, de toutes
ces mesures administratives et financières qui s'opposent à une
véritable politique d'accueil.
"Liberté, égalité,
fraternité" ; les sans culottes seraient-ils montés à
l'assaut des despotismes européens s'ils n'avaient eu une conscience
aiguë de la portée universelle de ces mots ?
Puissent les politiques
et décideurs de ce pays méditer cette question...
Ci-dessous : la lettre ouverte
Angers, le 20 novembre
2012
Lettre ouverte en réponse aux propos de Monsieur le Préfet de Maine et Loire - représentant de
la République, et garant de l’état de droit dans ce département - rapportés par le journal « Le
Courrier de l’Ouest » du 17 novembre 2012 ans un article intitulé « Réfugiés : l’Anjou est trop
attractif ».
Monsieur le Préfet,
La Convention de Genève dont la France est signataire, les Directives Européennes, en
premier lieu la directive 2003/9 dite « accueil » que la France se doit de respecter, le règlement
343/2003 dit « Dublin », dont la France est également signataire, sont parfaitement clairs et
explicites. Les conditions matérielles d’accueil sont des obligations légales, dues à toute
personne en demande d’asile.
Vos propos sur ces profiteurs de nuitées d'hôtel sont choquant à plus d'un titre ; d'abord
et avant tout car c'est précisément votre rôle de représentant de l'Etat de satisfaire ces besoins
élémentaires pour tout être humain.
Ensuite, parce que ces nuitées d'hôtel sont la mauvaise réponse que les préfectures
ont toujours donné à une urgence qui aurait pu être anticipée par une réelle politique
d'accueil .
Troisièmement, ces chambres d'hôtel qui épuisent prématurément le budget d'accueil
pourraient être évitées par une véritable volonté d'accueillir les demandeurs d'asile dans
des appartements adaptés à leurs besoins élémentaires comme de se faire la cuisine, pouvoir
se laver ou dormir à l'abri.
Les demandeurs d'asile, si vous leur demandiez leur avis, vous diraient qu'eux non plus
n 'aiment pas l'hôtel. Cela rend d'autant plus grotesque ces soi-disant coups de téléphone en
Europe et Afrique de l'Est invitant toute la misère du monde dans les hôtels angevins. Cette
façon de considérer les demandeurs d'asile comme des touristes radins a quelque chose
d'insultant pour ces milliers de disparus en Méditerranée tentant de fuir leur pays ! C'est
également faire table rase de l'histoire de l'asile à travers le temps.
Les gens en demande d’asile se retrouvent à la rue, non parce qu’ils seraient trop
nombreux, et menaceraient de provoquer une invasion, comme vos propos tendraient à le
suggérer, mais bien plutôt, parce que les places dévolues à cette fin ont ces dernières années
été fermées en très grand nombre ( réduction de 46 % du budget prévisionnel des
hébergements 2008), par décisions politiques des précédents gouvernements. Décisions, dans
lesquelles, l’actuel ministre de l’intérieur, semble se glisser confortablement.
Les demandeurs d'asile doivent intégrer des dispositifs qui leurs sont propres ; les CADA
et HUDA sont censés les accueillir ; les envoyer vers le 115 en les mettant en concurrence avec
les populations françaises SDF pour des places trop rares ne peut qu'encourager le racisme.
L'asile n'est pas un vain mot ; il répond à une législation précise et à une certaine éthique
politique. C'est un des premiers droits fondamentaux respecté dès le Moyen-âge... Aussi, ici
comme ailleurs, ce sont bien aux représentants du peuple, à ceux qui prétendent gouverner de
mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour respecter les textes de loi.
Les êtres humains ne quittent pas leur environnement familier de gaieté de coeur. Pour la
plupart, ces personnes avaient des situations relativement aisées, voire très confortables, ainsi
que des niveaux d’éducation souvent très élevés. Comment pouvez vous croire ou laisser croire
que les gens de Tchétchénie ou de Somalie viennent après avoir reçu un coup de téléphone
d’Angers, leur disant qu’ici il y a de très confortables hôtels ? Êtes-vous à ce point convaincu
que l'on quitte son pays, sa famille et ses amis juste par plaisir ou par lubie ? C'est une
méconnaissance certaine des situations réelles vécues par ces personnes.
Le gymnase militaire, mis à disposition de 19 personnes est indigne - et la courtoisie
nous oblige à choisir les mots ! Il semblerait, en outre, que le principal trouble de voisinage
serait dû à des voisins bruyants et non à des gens qui ont le tort d’être de couleur différente.
L'ouverture de ce gymnase spartiate répond à un but exprimé par ces mots : ne pas
encourager ce « fameux appel d'air » dont on nous parle sans cesse, comme un leitmotiv
inaudible mais bien pratique quand on n'a rien d'autre à dire.
L’engorgement de l’asile est du à la pression des quotas sur l’Office de « Protection »
des Réfugiés et Apatrides, et non à leur nombre. En effet, les demandeurs ont fui des
persécutions qui auparavant, leur étaient reconnues, et qui maintenant, toujours en raison d’une
effrayante idéologie leur sont déniées. Le résultat est un parcours absolument, « kafkaïen »,
pour parvenir à être protégé. Pourquoi, à la fin des années 80, avec un nombre bien plus
grand de réfugiés, cela ne présentait pas de problème pour les accueillir, et que
maintenant cela serait insoutenable ?
Quant aux autres villes, la situation est identique, sinon pire : il s’agit d’une politique
nationale… Nous le savons et vous le savez aussi !. Rennes, La Roche-sur-Yon, Nantes,
Rouen, Toulouse, toutes ces villes connaissent le même phénomène. Angers n'a pas le
monopole de l'attractivité... Les squats de Rennes menacés d'expulsion regroupent plus de
quatre cent personnes. Un phénomène qui devient problématique davantage encore quand on
continue de réduire drastiquement les places comme c'est le cas sur tout le territoire national.
Quant à votre assimilation du sans logis type à un « vieil alcoolique fatigué », les jeunes
français qui vivent à la rue ne pourront qu'apprécier l'estime dans laquelle vous les tenez...
Il est vrai que nous n'espérions pas grand chose du changement mais de là à envisager
que les situations continueraient à se dégrader, que le nouveau gouvernement poursuivrait le
travail entrepris par ses prédécesseurs, cela nous interpelle.
Les personnes qui viennent jusqu'ici cherchent une seule chose : pouvoir mener une
existence pleine et entière, faire valoir leurs droits humains. C'est à nous d'exprimer haut et fort
la primauté de ces droits sur toute autre considération. Nous ne demandons pas autre chose
que le respect des lois. Sur ce point, vous ne devriez que nous rejoindre.
Le CSSP49
Actualité RESF INFO
L’expulsion des familles est toujours à l’ordre du jour du gouvernement Hollande.
Du jamais vu à Rennes, 5 familles avec enfants scolarisés sont menacés d'expulsion dans les jours à venir !
Et une famille dans l’Ain !
L’Ain : Monsieur et Madame PACARIZI sont originaires
du Kosovo qu’ils ont fui au printemps 2010 pour venir en France. Les
séquelles de la guerre sont encore bien présentes au Kosovo, et se
traduisent par des menaces de mort, des agressions contre des personnes
pour leurs activités passées ou supposées pendant la guerre.
Avec
l’instauration de pays « sûrs » par le gouvernement Sarkozy, avec la
réduction des admissions au droit d’asile, les personnes venant du
Kosovo sont toujours déboutés par l’OFPA, office français de protection
des réfugiés et apatrides, et la CNDA, cour nationale du droit d'asile.
Ce qui a été le cas des époux PACARIZI.
Mais depuis 2010, la famille a construit sa vie dans l’Ain. Les deux enfants sont scolarisés, Neriton a 13 ans, il est en 4ème au collège, Getuart a 8 ans, il est au CE2 à Culoz.
Ils
ont demandé leur régularisation au préfet de l’Ain pour «étranger
malade» pour la pathologie de Mme Pacarizi liée aux violences subies au
Kosovo et pour «vie privée et familiale» en s'appuyant sur l'intégration
exemplaire des enfants et la présence de leur famille à Belley. La
famille (frères, soeur et parents) de M. Pacarizi ont fui la guerre et
sont en France depuis 1999. Tous ses frères demeurent sur Belley. Ils
ont obtenu le statut de réfugiés politiques et la nationalité français
pour 3 des 4 frères. Tous les professeurs du collège sauf 1 ont signé
une pétition et quasiment tous les enseignants de Neriton et la
professeure des écoles de Getuart ont écrit une lettre de soutien à
l'attention du Préfet. De nombreux parents ont également écrit une
lettre.
Il
a refusé cette demande, ne reconnaissant ni les liens familiaux en
France ni les problèmes de santé de Mme Pacarizi. Le tribunal
administratif a suivi le Préfet.
Le
7 novembre, la PAF, Police de l’Air et des Frontières, a averti la
famille qu’elle était placée en assignation à résidence avant expulsion
dans les jours qui viennent.
Le 8 novembre, la famille a été placée dans un hôtel en assignation à résidence alors qu’ils avaient un logement !
Mais les repas ne sont pas prévus.
Le gouvernement Hollande et
les préfets poursuivent la politique antérieure. Ils n’ont pas le
courage de dire que les victimes de la politique de Sarkozy, victimes du
refus du droit d’asile, doivent être régularisées. Ils font le choix
d’expulser une famille dont toutes les attaches sont ici. En
deux mots … le Préfet, qui a des problèmes de logement des demandeurs
d'asile, libère des studios dans les foyers pour faire venir d’autres
demandeurs qui au bout de 2 ans seront à leur tour déboutés.
Refusons ce choix, nous citoyens au nom de qui le gouvernement décide.
Un groupe local soutient cette famille, mais il faut tous s'y mettre en communiquant la nouvelle, en alertant la presse, en interpellant la préfecture de l'Ain par téléphone ( 04 74 32 30 30), par fax (04 74 23 26 56) ou par courrier électronique ( philippe.galli@ain.gouv.fr )
Et/ou téléphoner au service de l'immigration et de l'intégration dont le chef de service est M. Massard :
04 74 32 59 14 ou 04 74 32 59 12.
Rennes : Après les familles Balasanov (http://www.educationsansfrontieres.org/article44889.html) et Sélimi (http://www.educationsansfrontieres.org/article43502.html), la Préfecture a fait expulser 3 nouvelles familles du CADA pour les assigner à résidence à l'hôtel Colombier à Rennes :
La famille Bayar : http://www.educationsansfrontieres.org/article45129.html.
La famille M. (Daghestan). Une femme seule avec 2 fils majeurs, dont 1 scolarisé au lycée Jean Macé.
La famille M.(Arménie). Un couple avec 2 enfants dont 1 scolarisé à l'école maternelle de Bain de Bretagne.
"Cette
famille n'ayant plus aucun droit sur le territoire, la scolarisation des
enfants n'a pas à être prise en compte, ce débat est purgé !" propos tenus par le représentant de la préfecture lors de l'audience au TA le 2/11 pour la famille M. (Arménie).
La famille
Balasanov a quitté l'hôtel. Elle vit maintenant cachée depuis le 24
octobre, date à laquelle le consulat leur a délivré un laissez-passer.
Plusieurs élus sont intervenus auprès de la Préfecture, sans succès.
Famille
Sélimi : Monsieur Sélimi a réussi à retirer un dossier médical pour une
demande de Titre santé. Pas de Rendez vous consulaire car le pays de
renvoi a été annulé pour Monsieur.
Famille
Bayar : audience au TA le 8 novembre. Mis en délibéré au 22 novembre.
Madame Bayar vit seule avec ses 3 jeunes enfants, dont 1 scolarisé à
l'école de l'Ille à Rennes, suite à des violences conjugales subies
lorsqu'elle était au CADA.
Famille
Mutuev (Daghestan) : Femme seule (veuve) avec ses 2 fils majeurs dont 1
scolarisé en classe de seconde au lycée Jean Macé. Audience au TA le
8/11, mis en délibéré le 22/11.
Famille
Meloyan (Arménie) : Couple avec 2 enfants dont 1 scolarisé à l'école
maternelle de Bain de Bretagne. L'assignation à résidence a été annulé
aujourd'hui par le TA, mais la Préfecture a obtenu les
laissez-passer...Ils quittent l'hôtel ce soir, mais le risque
d'expulsion demeure.
Merci de faxer aux décideurs Valls et Hollande.
Le changement ! Quel changement ?
L'abandon de la politique du chiffre en question...
Sur le terrain, si le discours a changé, les pratiques demeurent.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Expulsions.-Plus-de-politique-du-chiffre...-mais-les-pratiques-restent-les-memes-_39382-2135120_actu.Htm
http://www.liberation.fr/societe/2012/11/20/expulsions-l-avertissement-des-associations-au-gouvernement_861780
Sur le terrain, si le discours a changé, les pratiques demeurent.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Expulsions.-Plus-de-politique-du-chiffre...-mais-les-pratiques-restent-les-memes-_39382-2135120_actu.Htm
http://www.liberation.fr/societe/2012/11/20/expulsions-l-avertissement-des-associations-au-gouvernement_861780
mardi 13 novembre 2012
Kronstadt enfin au tribunal! (CALAIS)
En février 2010, SôS Soutien ô Sans-papiers louait un hangar rue de
Kronstadt à Calais et l'ouvrait avec les No Border et des soutiens afin
que les exilés aient enfin un lieu où se poser, après que Besson ait «
nettoyé » la « jungle » à grand renfort de caméras.
Mme Bouchart, maire ump de Calais demandait alors aux forces de l’ordre
et de la répression d’intervenir pour que cesse ce scandale et remettre
les plus démunis à la rue. Au mépris de tous les principes juridiques
internationaux régissant l'asile et au terme d’une procédure bâclée et
indigne, elle envoyait sa police à l’attaque du hangar Kronstadt
tabasser les militants, casser les portes, voler le matériel tout en
bloquant l'accès aux soutiens et aux exilés.
La politique de la terre brûlée à Calais est l'unique réponse donnée à
ces réfugiés fuyant nos guerres, nos ventes d'armes, nos dictatures.
Harcelés, pourchassés, subissant sans relâche les violences policières,
ils sont traités comme un rebut de l'humanité à faire disparaître.
Deux ans et demi après, le tribunal administratif de Lille se décide enfin à juger l’affaire.
SôS Soutien ô Sans-papiers appelle à se rendre à l’audience le 20
novembre 2012 à 9h au tribunal administratif de Lille salle A, 143 rue
Jacquemars Giélée.
Pour que cesse les expulsions vers la mort et la politique de la terre brûlée à Calais.
Pour que la violence d’état envers les exilés et la violation des lois élémentaires ne restent pas dans le silence et l’impunité.
Pour une application immédiate de la Convention de Genève et des dispositifs qui en découlent (droit au logement, droit au travail, droit à la santé ).
Fermeture des centre de rétention
Des papiers pour tous et toutes.
Libre-circulation, libre-installation
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