mardi 8 janvier 2013

Occupation de l'Agence France Presse


URGENT : OCCUPATION EN COURS DU SIEGE DE L'AFP
13, Place de la Bourse 75002 PARIS

EN SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS GREVISTES DE LA FAIM DE LILLE ET POUR LA REGULARISATION GLOBALE DE TOUS LES SANS PAPIERS

Aujourd'hui, mardi 8 janvier 2013, 68e jour de la grève de la faim à Lille, une vingtaine de personnes occupent actuellement le siège de l'Agence France Presse AFP, place de la Bourse à Paris, en soutien aux grévistes de la faim de la CSP59 de Lille et pour la régularisation globale de tous les Sans Papiers.

Nous contestons la façon dont l'AFP rend compte de la grève de la faim des sans papiers de Lille : dans son traitement de l'information et sa couverture de l'événement, l'Agence France Presse minimise le mouvement et met en doute la réalité de cette grève, alors que les choses sont désormais dramatiquement simples : des vies sont en jeu.

Nous demandons à être reçus par le directeur de l'AFP à ce sujet. Les personnes qui occupent l'AFP sont actuellement en négociation pour être reçues, mais la situation est très tendue. On leur oppose pour le moment une fin de non-recevoir.

Les grévistes de la faim de Lille mènent depuis 2 mois, désormais au péril de leur vie, un combat rigoureux contre l'aveuglement et l'entêtement du Ministre de l'intérieur et du Préfet de Lille, qui n'ont rien trouvé de mieux parmi les prudentes réponses à leur demande de  régularisation, que d'expulser vers l'Algérie deux de ces grévistes de la faim en état plus que critique. 

Nous nous insurgeons contre cette politique dite «appliquée avec humanité et fermeté» qui n’est que la poursuite sans courage de la politique d'immigration exclusivement restrictive et  répressive du précédent gouvernement.

Nous ne l'acceptons pas, et cela d'autant plus qu'elle vient d'un gouvernement dit de gauche !

C'est pourquoi nous demandons expressément le règlement en urgence :
  • de la situation des grévistes de la faim de Lille
  • le retour des deux algériens expulsés
  • la régularisation de tous dans les plus brefs délais

    Cette demande de la régularisation pour tous les Sans-papiers et migrants est aussi celle que les manifestants occupant le siège de l'AFP portent pour l'ensemble des Sans-papiers installés sur le territoire français.


    RAPPELONS QUE LA CIRCULAIRE ÉMINEMMENT RESTRICTIVE DU 28/11/2012   LAISSE DE CÔTE LA MAJEURE PARTIE DES SANS-PAPIERS.


    Qui vivent en France depuis 5 ans et souvent depuis beaucoup plus longtemps,
     
    Qui travaillent, mais dont l'employeur, pour différentes raisons, ne leur établit pas de promesse d'embauche,

    Qui sont pour la plupart pères de famille mais qui n'ont pas fait venir leurs enfants en France,
     
    Tous sont la proie du travail au noir et pourtant souhaitent en sortir et vivre dignement au grand jour,

    Enfin régularisés!

    PARTICIPANTS: 9e Collectif, ATMF, CNSP, CSP17 Saint-Just, CSP59, CSP75, CSP92, CSP VITRY,  CSP93, Droits devant!,  Mouvement « Faut-il mourir pour avoir des papiers ? » (FMAP), NPA, et tous ceux qui les rejoignent sur place actuellement.

    BESOIN DE SOUTIENS !!!

    SISSOKO Anzoumane
    Coordinateur CSP 75
    Tel : 06 26 77 04 02        

 Le lien ci-dessus à propos de la manifestation devant l'AFP. Quasiment le seul écho médiatique de cette action.

http://tempsreel.nouvelobs.com/video/20130108.OBS4812/des-sans-papiers-en-colere-siegent-devant-l-afp.html

lundi 7 janvier 2013

Du côté de Bordeaux, les veilles de Noël


Communiqué du Droit Au Logement de Gironde (DAL 33)
Le 25 décembre 2012

Les faits

Le 22 décembre, à partir de 15h, le DAL33 a rendu public la réquisition de l’ancien hôtel des impôts de Bordeaux, situé au 13 rue Thiac. Un bâtiment public, magnifique, inoccupé depuis des années et plus que salubre.

Une cinquantaine de personnes étaient dans le bâtiment lorsque vers 15h45 les forces de police ont frappé à la porte.

Nous leur avons ouvert pour leur signifier que nous occupions ce bâtiment depuis la nuit du 18 au 19, qu’il était habité, que nous ne faisions que répondre aux vœux de la ministre du logement de réquisitionner des bâtiments publics en bon état pour y loger des personnes et des familles qui en ont besoin. De fait, une cuisine et des lits étaient installés, il y avait l’eau et l’électricité, bref : il était habité depuis plusieurs jours.

Cette action de médiatisation était prévue non violente, il était prévu de ne pas résister par la violence aux forces de l’ordre. Il était prévu qu’elle soit festive, artistique, militante ; il y avait aussi de quoi se nourrir.

Le commissaire de police n’a même pas fait semblant de nous écouter. Mentant franchement, il a déclaré avoir les preuves de notre effraction et d’un flagrant délit. Il s’est introduit de force par l’embrasure de la porte et a ordonné à ses hommes l’assaut.

Malgré notre non-violence, l’instinct et la solidarité ont fait que lorsqu’ils ont commencé à ouvrir la porte, quasiment tout le monde s’est jeté dessus comme une seule personne. Alors ont commencé le gazage par lacrymo et les coups. Et nous avons été expulsés.

Quelques bleus et brulures dues aux lacrymos, pas d’arrestation. Pas de vague. Mais un bâtiment splendide qui reste vide. Nous dénonçons avec force ce décalage entre les paroles et les actes du gouvernement. Nous dénonçons la brutalité de cette expulsion dont la légalité serait, dans un état
de droit, plus que discutable.

Le contexte

La ministre du logement a annoncé la réquisition prochaine de bâtiments publics vacants pour loger des personnes. Au lieu d’attendre désespérément, nous avions décidé de le faire ici, à Bordeaux.

Nous, c’est un ensemble de personnes, parfois membres du DAL33, souvent sans étiquette, et soutenant sans faille les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes dans leur lutte contre leur expulsion.

Nous voulions le faire ici, à Bordeaux, révoltés des violences des expulsions de logements et de terrains, écœurés du temps politicien totalement coupé du temps réel, de l’urgence réelle de la situation.

Nous l’avons fait parce que l’Etat ne respecte pas ses obligations de logement des personnes vulnérables : le 115 refuse du monde tous les jours, les Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA) sont loin de loger tous les migrants qui y ont droit, en vertu du droit français et international.

Nous l’avons fait parce que pour nombre d’artistes, de personnes de moins de 25 ans (qui n’ont pas droit au RSA) et/ou en contrat précaire ou autour du SMIC, se loger ou trouver un local pour exercer est une mission souvent extrêmement difficile.

Et nous en avons la légitimité, issue d’une partie du droit trop longtemps et trop souvent bafouée : le droit à un logement, un toit, pour toutes et tous. Et parce qu’il y a selon l’INSEE 2 millions de logements vacants en France.


Revendications

La réouverture pérenne du bâtiment réquisitionné pour en faire un lieu de vie et d’accueil

L’arrêt des expulsions de logements et de terrains, ici et partout

L’application immédiate de la loi de réquisition, y compris au parc privé

La construction et la rénovation immédiate de logements

L’application du Droit Au Logement Opposable (DALO)

Le respect par l’Etat de son obligation de loger les demandeurs d’asile et toute personne à la rue

L’évolution de la loi concernant les habitats autonomes, légers, éphémères et mobiles …




Droit Au Logement Bordeaux

Lien vers le communiqué :

Mail :

Site :

Rennes, Un Toit pour Tous

Violation du droit par la préfecture : elle expulse illégalement les migrants qu'elle devrait loger.

Hier soir aux environs de minuit, sur ordre du Préfet et en présence du secrétaire général de la préfecture M.Fleutiaux, la police est entrée en force, en grand nombre, casquée et accompagnée de chiens, dans une réquisition occupée par une centaine de migrants soutenus par l’association « Un Toit c'est Un Droit » : un immense bâtiment d'Etat, désaffecté depuis plus d'un an...

La suite sur : http://untoitundroit35.blogspot.fr/2013/01/violation-du-droit-pr.html
Rennes, Un Toit pour Tous ! untoitundroit35@gmail.com http://untoitundroit35.blogspot.fr/

Faut-il mourir pour avoir des papiers ?

Appel à la mobilisation générale

FAUT-IL MOURIR POUR AVOIR DES PAPIERS ?`

Faut-il mourir pour avoir des papiers ?

Lundi 7 janvier sera le 67ème jour de grève de la faim des sans-papiers de Lille. Les choses sont désormais dramatiquement simples : des vies sont en jeu.

Or le gouvernement continue de jouer l'épreuve de force contre ces femmes et ces hommes dont le seul crime est d'exiger d'être traitéEs dignement. Il joue le pourrissement de la grève en refusant toute ouverture au risque d'un drame qui peut arriver à n'importe quel moment. Cette situation est indigne et humiliante. Elle doit cesser.

Le Parti Socialiste de François Hollande, Emmanuel Valls et Martine Aubry doit agir maintenant pour la régularisation immédiate et sans condition des sans-papiers de Lille.

Signataires: ATMF, CSP92, NPA, Droits Devant!, Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie (CRI), CSP95, Parti des Indigènes de la République (PIR), Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT), Femmes plurielles, Sortir du Colonialisme (SDC), FTCR, CSP59, Fédération des Travailleurs Africains en France (FETAF), Fédération SUD Éducation, FASE, MRAP, l'Union syndicale Solidaires, comité de soutien marseillais aux grévistes sans papiers Lillois, Collectif de soutien au sans-papiers de Figeac, La Marmite aux Idées (Calais),


LILLE : Rassemblement tous les jours 18H, Parvis de l'église Saint Maurice

PARIS : Rassemblement Lundi 7 janvier et tous les jours suivants jusqu'à la régularisation des sans-papiers de Lille devant le siège du Parti Socialiste à 18H00 - 10 rue de Solferino - Metro Solferino (Ligne 12)

MARSEILLE : RASSEMBLEMENT/ACTION DE SOUTIEN AUX GREVISTES SANS PAPIERS LILLOIS MARDI 8 JANVIER, 17H45, à la sortie du métro Vieux Port, devant l'office du Tourisme.

La Justice ordonne l'expulsion du Village

 Un écho de la décision dans la presse locale.

http://www.courrierdelouest.fr/actualite/angers-les-sans-abri-ont-deux-mois-pour-evacuer-les-maisons-dorgemont-07-01-2013-97854

vendredi 4 janvier 2013

Manifestation au siège de PS en faveur de sans-papiers lillois

Dernière dépêche AFP 03/01/2013 sur l'action menée ce jeudi 3 janvier 2013 au siège du PS rue de Solférino, en soutien aux grévistes de Lille .


PARIS - Des manifestants réclamant la régularisation de sans-papiers lillois se sont rassemblés jeudi dans la cour du siège du Parti Socialiste, à Paris, certains d'entre eux s'enchaînant aux grilles de la permanence, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une délégation a été reçue au Cabinet du premier secrétaire, Harlem Désir "par courtoisie et par respect", a-t-on expliqué au PS. 

"Les situations individuelles seront étudiées par le ministère de l'Intérieur. Il n'appartient pas au PS de se prononcer sur le fond", a commenté Solférino. 

Un représentant des manifestants a déclaré de son côté que le Cabinet de Harlem Désir "s'est engagé à remonter les informations au ministre de l'Intérieur pour que la question de la grève de la faim à Lille soit soldée". 

"Les soixante dossiers seront étudiés dès demain. Même si l'engagement n'est que verbal nous considérons qu'il est ferme", a estimé Anzzoumane Sissoko, porte-parole de la Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM). 

Les huit personnes enchaînées se sont détachées après avoir pris connaissance du compte-rendu de ce porte-parole. 

A la mi-journée les manifestants, qui assurent agir en soutien à une cinquantaine de personnes qui disent avoir entamé à Lille une grève de la faim depuis début novembre, sont arrivés dans la cour de l'hôtel particulier servant de siège au PS. 

Ils ont pénétré dans la cour du bâtiment mais ne sont pas parvenus à entrer dans le siège du parti. Une dizaine de personnes lançaient dans la cour des slogans comme "Valls a oublié les sans-papiers !" ou "Des papiers pour toutes les familles !". 

Sous le regard d'une vingtaine de policiers en civil et en tenue, deux d'entre eux portaient une banderole sur laquelle était écrit "Faut-il mourir pour avoir des papiers ". 

A Lille et à Paris, des manifestations ont déjà eu lieu en soutien aux sans-papiers lillois, qui avaient occupé une église avant d'en être évacués et assurent être en grève de la faim depuis près de deux mois. 

Les manifestants accusent le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, de "mener la même politique que Sarkozy" en matière de régularisation et de reconduites à la frontière. 

Mouvement des Sans-Papiers

En soutien aux grévistes de la faim de Lille, plusieurs militants ont tenté d'occuper le siège du Parti Socialiste, rue de Solférino, ce jeudi 3 janvier. Cette occupation intervient quelques jours après l'occupation de la Nonciature.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/03/une-association-de-sans-papiers-tente-d-occuper-le-siege-du-ps_1812672_823448.html

Vous trouverez ci-dessus le communiqué envoyé par la Coordination Nationale des Sans Papiers.
"   Des dizaines de personnes occupent actuellement le siège du Parti Socialiste rue de Solférino à Paris, en soutien aux grévistes de la faim de la CSP59 de Lille qui mènent depuis 2 mois, désormais au péril de leur vie, un combat rigoureux contre l'aveuglement et l'entêtement du Ministre de l'intérieur et du Préfet de Lille, qui n'ont rien trouvé de mieux parmi les prudentes réponses à leur demande de régularisation, que d'expulser vers l'Algérie deux de ces grévistes de la faim en état plus que critique. Des manifestants se sont enchaînés et menottés aux grilles !

Nous nous insurgeons contre cette politique dite « appliquée avec humanité et fermeté » qui n’est que la poursuite sans courage de la politique d'immigration exclusivement restrictive et répressive du précédent gouvernement. Nous ne l'acceptons pas, et cela d'autant plus qu'elle vient d'un gouvernement dit de gauche !

C'est pourquoi nous demandons expressément le règlement en urgence :
    • de la situation des grévistes de la faim de Lille
    • le retour des deux algériens expulsés
    • la régularisation de tous dans les plus brefs délais.
Cette demande de la régularisation pour tous les sans-papiers et migrants est aussi celle que les manifestants occupant le siège du PS portent pour l'ensemble des Sans-papiers installés sur le territoire français.

Rappelons que la circulaire éminemment restrictive du 28 novembre 2012 laisse de côté la majeure partie des sans papiers qui vivent en France depuis 5 ans et souvent depuis beaucoup plus longtemps, qui travaillent (mais dont l'employeur, pour différentes raisons, ne leur établit pas de promesse d'embauche), qui sont pour la plupart pères de famille mais qui n'ont pas fait venir leurs enfants en France. Tous sont la proie du travail au noir et pourtant souhaitent en sortir et vivre dignement au grand jour.

Pour tout contact :

SISSOKO Anzoumane
Coordinateur CSP 75
Tel : 06 26 77 04 02"


Parallèlement à l'occupation de la rue Solférino, la Mairie de Lille a également reçu la visite de plusieurs manifestants, dont des femmes et enfants des grévistes de la faim.

Nous vous tiendrons informés des suites données à ces actions.