mercredi 30 juillet 2014

Tribune des Universitaires et Chercheurs

Retrouvez la tribune des chercheurs et universitaires sur la situation à Calais.
Parue dans « Libération », le 28 juillet 2014.

mardi 29 juillet 2014

Actualité Calais

Bon gré mal gré, nous tentons de maintenir à flots ce blog. Les informations nationales comme locales nous rappellent que sur tous les fronts il n'y a pas de répit ni de vacances. Pour rester connecté sur ce qui se passe à Calais, nous vous invitons de nouveau vers le lien suivant : 


L'expulsion semble imminente et déjà plusieurs réactions à venir soutenir ce lieu d'espérance et de liberté : 

- tribunes de chercheurs et d'universitaires
- appel à un soutien inconditionnel

Se tenir informé est le premier pas vers la mobilisation....

mardi 15 juillet 2014

RESF : Appel du 6 juillet

 La loi doit régulariser les jeunes majeurs sans papiers scolarisés et ceux ayant été scolarisés.

En 2004, RESF se créait sur la base d'un appel qui garde aujourd'hui une brûlante actualité. Il revendiquait le droit à l'éducation et le droit au séjour pour tous les jeunes et leurs familles, l'accès effectif à ce droit fondamental qu'est le droit d'asile. Dix ans après, la question des jeunes majeurs sans papiers scolarisés et de ceux qui l’ont été, n’a pas trouvé de solution. Bien sûr la situation de ces jeunes est maintenant mieux connue. Mais le sort des lycéens et des jeunes majeurs n'est toujours pas réglé, ni même pris en compte. Ainsi la circulaire Valls de Novembre 2012 fixe des conditions tellement restrictives qu'elle laisse nombre d'entre eux sans perspective d'avenir.

Pourtant des points ont été marqués par le passé. Les arrestations dans les écoles sont devenues impossibles, les expulsions de lycéens rarissimes par crainte des réactions de leurs camarades. Plus même, des régularisations, dont celles de familles, ont été imposées par la mobilisation des lycéens, des enseignants, des parents d’élèves, des habitants des quartiers. Parallèlement, les luttes menées par les étudiants et les travailleurs sans papiers ont changé le regard de la société sur les immigrés.

Aujourd’hui autant qu’hier, une solution véritable, généreuse et pérenne de la question des sans papiers en général et de celle des jeunes scolarisés en particulier reste une nécessité humaine, sociale et politique. Le gouvernement actuel tourne le dos aux aspirations que tant d’élus, dont certains aujourd’hui ministres, défendaient publiquement quand ils étaient dans l’opposition. Sa politique d’immigration et les réformes qui s’annoncent, sont toujours et avant tout guidées par une conception sécuritaire, utilitariste et criminalisante. Elles entérinent les régressions de l’époque Sarkozy, elles menacent le droit d’asile et la scolarisation des enfants

Les récentes mobilisations lycéennes à Paris, Privas, St Nazaire, Créteil, St Etienne, Marseille, Chalon, Lyon témoignent de la solidarité et de l’engagement de la jeunesse en faveur de l’égalité des droits.

Pour elle, le brassage des origines, le métissage et l’ouverture au monde sont des évidences de tous les jours. Cette aspiration à l’égalité des droits, condition du vivre ensemble, doit se traduire dans la loi. La loi doit régulariser.

Nous appelons les enseignants, les personnels de l’éducation nationale et leurs syndicats, les parents d’élèves et leurs fédérations et encore plus les lycéens et les étudiants et leurs syndicats et toute la communauté éducative à s’engager pour la défense de leurs camarades sans papiers. Pour cela, nous appelons toutes ces organisations à se réunir dès la rentrée :

  • pour décider à l’automne d’initiatives nationales et locales, en lien avec les projets de loi Immigration et asile
  • pour placer les lycéens et leurs familles sans papier d’hier et d’aujourd’hui sous leur protection.

Appel adopté lors de la réunion nationale du RESF du 06 juillet 2014

Gaza : Appel à manifester le 16 juillet


Le bombardement intensif de Gaza depuis 5 jours, avec plus de 2 500 raids aériens, a causé la mort de plus de 165 Palestiniens, blessé près de 1089 autres et détruit plus de 290 habitations. Le bilan s’alourdit à chaque heure, et l’offensive terrestre a commencée.

Pour répondre à l’appel du collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens (Paris le mercredi 16 juillet), l’AFPS 49 fixe le même jour le rassemblement à ANGERS à 18 HEURES Place du Ralliement.

De nombreuses organisations diverses font partie du collectif national (ATTAC, AFPS, ARAC, CGT, Collectif des Musulmans de France, Confédération paysanne, EELV, Ensemble, FSU, GU, Mouvement de la Paix, LDH, MJCF, NPA, PCF, PG, Union syndicale Solidaires, UNEF, Union Juive pour la Paix….. organisations qui localement décideront de leur soutien).

A l'appel du" Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens" l'AFPS 49 organise un rassemblement citoyen ce mercredi 16 juillet à 18h place du Ralliement à Angers.


A.F.P.S. 49
afps_49@yahoo.fr

Calais : Un chemin qui s'ouvre



Bonne nouvelle pour l’occupation des locaux de l’ancienne entreprise Galloo : aucune effraction n’ayant été constatée pour l’entrée dans le squat, le procureur n’a pas matière à poursuivre au pénal, et la police ne peut pas intervenir à tout moment dans le cadre d’une procédure de flagrance. Il faudra une procédure au civil pour prononcer l’expulsion du lieu, donc un jugement, une procédure contradictoire.

Le lieu et ses habitants peuvent envisager un avenir qui aille au-delà du lendemain.

Médecins du Monde a commencé à installer des douches, qu’il faudra améliorer, et va installer des toilettes.

Des cours de français ont débuté. Les murs deviennent un espace d’expression.

L’assemblée générale du jour a commencé a aborder les questions d’utilisation et de partage de l’espace, et les règles de vie sur le lieu. Elle aussi été l’occasion de faire le point sur la situation juridique du lieu, les processus de décision qui se mettent en place et les responsabilités de chacun.


Calais : Besoin de soutien

A Calais, une ancienne usine pour les exilé.e.s

Besoin urgent de militant.e.s et de sympathisant.e.s sur place

A Calais, dix jours après la rafle du 2 juillet, quelque 300 personnes – migrant.e.s et soutiens - se sont installées dans une usine désaffectées (au 10 impasse des Salines). L’entrée dans ces nouveaux locaux s’est produite à l’issue de la manifestation qui, à l’appel d’associations, s’est tenue ce samedi après-midi en dépit de l’arrêté anti-mendicité et anti-attroupements pris par la municipalité. Ce nouveau texte vise en réalité les personnes étrangères et les manifestations en leur faveur.

Dès le 10 juillet, des personnes sans domicile de différentes nationalités s’étaient installées discrètement et sans la moindre effraction dans les locaux. Les participants à la manif ont été invités par les occupants à les rejoindre.

Les résidents appellent sympathisant.e.s et militant.e.s à se rendre d’urgence sur place de façon à soutenir cette initiative et à dissuader les forces de police d’effectuer une nouvelle évacuation illégale.

Les résident.e.s du 10 impasse des salines à Calais,

le 12 juillet 2014

Calais : Un peu d'espoir en attendant mieux !



Une belle manifestation est celle où l’on voit à la fois des amis et plein de visages inconnus. Quatre cent cinquante personnes, des gens de Calais, d’ailleurs en France, d’Afghanistan, de Belgique, du Soudan, d’Angleterre, d’Érythrée… Quelques prises de paroles place d’Armes, un cortège par les grandes rues de Calais, samba en tête, un autre arrêt devant la mairie. Plus loin, la manifestation quitte le boulevard Gambetta pour s’engager dans des rues plus petites.

Puis bifurque dans l’impasse des Salines. Au bout, l’entrée d’une ancienne usine désaffectée, Galloo Littoral. Le lieu est occupé depuis plus de 48h, sans effraction (la police viendra le constater). Le lieu s’ouvre samedi 12 juillet aux personnes sans domicile de Calais, quelque soit leur nationalité ou leur pays d’origine.

On s’installe dans la cour, on visite les locaux, des soutiens s’installent devant l’entrée. Un repas se prépare à partir des dons apportés à la manifestation. À dix-huit heures, un groupe vient jouer. À vingt heure, assemblée générale, principalement pour présenter le lieu, le contexte, les risques d’intervention policière, déterminer les premières notions de vie collective sur le lieu.

Puis une sono : musique. Des gens dansent, improvisent du rap, la fête occupe l’espace. Des gens, parfois connus, parfois inconnus, viennent là, apportent parfois de la nourriture ou des couvertures. La solidarité et la rencontre tissent une soirée qui prend les couleurs de l’espoir.

Espoir qui sera peut-être dès demain barré par l’intervention de la police, l’expulsion, la rafle.

Mais espoir que nous emporterons chevillé au corps, dans l’errance ou dans le énième recommencement, et que nul ne saura nous prendre.